Réformer la Ve République : les propositions d’Alain Lamassoure
- 15 mars 2025
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Dans la revue "Commentaires", l'ancien député européen constate l'inefficacité de nos institutions et explore des pistes pour sortir de l'hyper-présidentialisation.

Le constat est désormais largement partagé : la Ve République, dans sa forme actuelle, génère à la fois l’omnipotence du Président et l’impuissance paradoxale de notre action collective. Double peine pour les citoyens français que nous sommes, privés de représentation de nos idées, sans être pour autant gouvernés efficacement par ceux qui veulent faire croire que l'un et l'autre sont irrémédiablement incompatibles.
Dans son article Demain, la Ve République, Alain Lamassoure propose des réformes originales pour répondre à ces deux défis :
Raccourcir le mandat présidentiel à quatre ans, afin d’adapter le rythme politique aux standards internationaux et éviter l’usure du pouvoir. Cela peut en effet favoriser le retour du "consensus de la patience" chez les électeurs et reste conforme aux standards des mandats présidentiels renouvelables.
Élire les députés à la proportionnelle départementale avec panachage, le même jour que le premier tour de l’élection présidentielle. Cette mesure, que nous avions également défendue, garantit une meilleure représentation politique tout en conservant une capacité de gouvernance.
Rendre complémentaires les légitimités issues de l’élection présidentielle et des législatives, pour éviter la soumission automatique de l’Assemblée au Président et rétablir un dialogue institutionnel sain entre l’exécutif et le législatif.
Une convergence d’idées et une divergence de conception
Nous partageons cette volonté de remettre en équilibre les institutions et de redonner au Parlement un rôle central. Là où nos propositions divergent, c’est sur le maintien du gouvernement. Nous envisageons un régime présidentiel permettant de faire fi des absences de majorités parlementaires programmatiques, pour se contenter des majorités texte par texte.
Lamassoure suggère plutôt que le Premier ministre devienne un "super attaché parlementaire" du Président, garant d'une synthèse issue des législatives. Une idée qui pourrait, dans ce cadre, offrir un rouage intéressant au fonctionnement des institutions.
Ces propositions ouvrent un débat essentiel sur l’avenir de notre République. Redonner du sens à notre démocratie implique de refonder l’équilibre des pouvoirs et de sortir de l’hyperprésidentialisme. Nous devons avancer dans cette direction.









































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