Benjamin MOREL explore les voies de la restauration parlementaire en France?
- 10 avr. 2025
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Dans son essai édité aux "Passés composés", le constitutionnaliste analyse avec lucidité la situation politico-institutionnelle de notre pays et trace les voies que notre pays pourrait emprunter vers la renaissance de la démocratie française, ou vers la poursuite de sa déliquescence illibérale.

Peut-on gouverner durablement avec moins de 20 % du corps électoral ?
C’est une des nombreuses questions soulevées par Benjamin Morel dans "Le nouveau régime ou l’impossible parlementarisme". Un ouvrage précis, rigoureux, qui dresse un tableau sans concession de nos institutions sous tension.
Il montre comment la Ve République a été progressivement transformée par des pratiques politiques nouvelles, sans révision constitutionnelle. .
Son constat est fort : sans changer la Constitution, les pratiques politiques ont transformé la Ve République. L’hyper-présidentialisation, le recul du rôle du Parlement, la rigidité des alliances imposée par le fait majoritaire… ces évolutions n'était pas forcément dans l'intention initiale des constituants, ni même dans un "esprit gaullien" fantasmé. Elles illustrent cependant aujourd'hui combien la promesse d'efficacité qui avait pour prix la fidélité de notre représentation nationale à ce qu'est vraiment la France, n'a pas été tenue.
Benjamin Morel plaide donc, avec brio, pour le mode de scrutin proportionnel et pour la mise en place de pratiques nouvelles de coalition, inspirées des régimes parlementaires européens.
Il définit ainsi une voix simple vers une re-parlementarisation du régime qui est un chemin alternatif à un régime présidentiel à l'américaine, qui aurait le mérite, pour sa part, de conserver l'impact de l'élection présidentielle à laquelle nos concitoyens sont désormais attachés.
Un débat dans le débat.
Reste que cet ouvrage est un plaidoyer pour le renouveau de la politique française, et nous ne pouvons que souscrire à sa conclusion:
> « La démocratie repose sur deux paris : celui de l’intelligence des citoyens et celui de la responsabilité du personnel politique. Alors, parions. »









































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