top of page

Pour mettre fin aux blocages, chaque voix devra désormais compter!

  • 2 déc. 2018
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 juil. 2024

"

"Le suffrage universel a aboli le droit à l'insurrection" Victor Hugo. 1848

Si, en démocratie, le peuple finit par manifester violemment, et que ces manifestations conservent la sympathie d'une majorité du peuple, c'est que le peuple n'a plus foi en ses institutions, et qu'il a le sentiment que son vote, son choix, n'est plus souverain.

Nos institutions doivent donc redonner à chaque vote son utilité. Les Gilets Jaunes, ce sont aussi les français qui votent depuis des décennies, mais qui ne sont jamais représentés à l'assemblée nationale, faute d'avoir un candidat qui atteint les 50% fatidiques. Comment continuer à leur demander de consentir à des lois élaborées sans que leur point de vue se soit exprimé.

Il faut donc établir d'urgence, une véritable représentation nationale. Un congrès de la diversité des opinions politiques des français, selon leur poids dans la société.

Stop aux majorités godillot, oui aux lois élaborées par la négociation et le rassemblement des idées: de l'extrême gauche, à l'extrême droite, en passant par le centre, et les écolos.

Stop à la concentration des pouvoirs, oui à la mise en place d'un régime présidentiel, où l'exécutif est légitimé par l'élection du Président au SU, mais qui aura face à lui, pour élaborer les lois et les budgets, une vraie représentation de la société française élue à la proportionnelle. Le problème aujourd'hui est posé par le caractère fondamentalement "parlementaire" de la Vème République. L'existence d'un gouvernement qui "détermine et conduit la politique de la nation", et la responsabilité de ce gouvernement devant l'Assemblée nationale, rendent nécessaire "l'alignement" de cette dernière, sur le Président de la République; du pouvoir législatif, sur le pouvoir exécutif. Faute de quoi, il y a cohabitation, et le pouvoir du Président, pourtant élu par le peuple en bonne et due forme, se trouve réduit à néant.

Les institutions de la Vème République induisent donc un conflit de légitimité entre les pouvoirs, entre l'élection présidentielle, et les élections législatives, que la pratique politique a réglé avec le quinquennat en soumettant les secondes à la première. Le meilleur moyen de réduire le conflit, est de différencier les deux élections. Notamment grâce au mode de scrutin. Par définition, le mode de scrutin de l'élection présidentielle, qui n'offre qu'un siège à pourvoir, ne peut qu'avoir lieu au scrutin majoritaire.

Rien n'obligeait de faire de l'élection des députés la réplique au 1/577ème de l'élection présidentielle. Si ce n'est la nécessaire "stabilité politique" du soutien au "gouvernement du Président" induit parle régime parlementaire. On nous oppose donc, à juste titre, que le mode de scrutin proportionnel rendrait la France ingouvernable! Qu'à cela ne tienne, supprimons le gouvernement! Et laissons la gouverner par le Président qui exécutera les lois, et par le Parlement qui la fera. Ce sera déjà pas mal vu le niveau de déliquescence de l'Etat.

Commentaires


Featured Posts
Recent Posts
Archive
Search By Tags
Follow Us
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square
bottom of page