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C'était la dernière séance, et le rideau sur l'écran est tombé.

  • 21 nov. 2015
  • 2 min de lecture

Dernière session du Conseil régional Languedoc-Roussillon. Je tiens à rendre hommage à Jean Luc Pujol, notre Président de groupe centriste dont le discours sur le bilan de la majorité socialiste a été marqué par la mesure, l'objectivité et la volonté d'établir une critique constructive.

Face à l'exercice forcé d'autosatisfaction socialiste, nous avons ainsi rappelé que la seule question que nous posent nos concitoyens est celle de l'efficacité de nos politiques. Pour nous, clairement l'impulsion donnée par la région au cours de ces 10 dernières années a été insuffisante.

Jean-Luc a d'ailleurs fait des propositions concrètes pour améliorer cette efficacité :

- nous inspirer de nos voisins européens dont les régions ont une large autonomie et où l'Etat se concentre sur ses missions régaliennes ;

- simplifier notre administration et cesser les polémiques politiciennes pour mettre en place avec l'ensemble des collectivités des plateformes de gestion;

- enfin, plus que jamais, après les événements tragiques de la semaine dernière qui engage la responsabilité des élus à garantir l'unité de notre nation, faire converger nos idées plutôt que cultiver ce qui nous sépare.

Notre groupe centriste, n'a aucun état d'âme pour s'inscrire dans cette logique tant les interventions de Jean-Luc Pujol, d'Annabelle Brunet, de Béatrice Coutterez, de Jean-Jacques Pons, comme les miennes, ont toujours pour but d'améliorer les projets ou de faire valoir l'intérêt général sans esprit partisan.

Si l'unité nationale implique une opposition non seulement constructive, mais aussi mesurée, elle exige aussi de la majorité une attitude démocratique exemplaire. C'est la raison pour laquelle, j'ai du intervenir pour regretter l'opacité qui avait présidé la répartition des fonds européens "FEDER".

Une délibération dont les arbitrages nous sont inconnus. Ce qui est choquant d'un point de vue de la démocratie, car, une fois de plus, il faut rappeler que les crédits publics qui sont alloués à ces projets ne sont pas l'argent des élus mais bien celui des contribuables.

Au final, cette dernière session marque la réalité de la gestion socialiste, un bilan marqué par des échecs patants liés à l'incapacité de la majorité à sortir d'une certaine gestion clientèliste et à assumer ce que doit être aujourd'hui la politique: transparente et livrée au seul intérêt général.

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